Information sur le projet
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Statut
Financé
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Axe d'intervention
Innovation technologique
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Thématique
Neurologie
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Budget
250.000,00 €
L’épilepsie est une maladie fréquente. En Belgique, environ 75.000 personnes en souffrent et un tiers présente une forme réfractaire, c’est-à-dire résistante aux médicaments. Pour ces patients, les crises continuent de perturber leur vie quotidienne malgré la prise en charge médicale. Dans certains cas, une chirurgie peut être envisagée pour retirer la zone du cerveau où l’activité électrique est anormale et qui est responsable des crises (zone épileptogène). Mais cette intervention, qui nécessite une ouverture du crâne, est lourde. Et lorsque la zone épileptogène se situe dans des régions cérébrales qui contrôlent notamment le langage, la mémoire, la motricité ou encore la vue, l’opération devient trop risquée.
Un nouvel espoir pour les patients les plus difficiles à traiter
Grâce au soutien de la Fondation Saint-Luc et plus spécifiquement à la Fondation Henri Servais, notre hôpital académique a pu acquérir une technologie de thérapie thermique interstitielle (LITT), offrant une alternative mini-invasive à la chirurgie traditionnelle. « Le LITT nous permet de traiter des patients que nous jugions inopérables avec la chirurgie traditionnelle », explique le Dr Patrice Finet, Chef du Service de neurochirurgie des Cliniques universitaires Saint-Luc. « Grâce au LITT, nous pouvons détruire la zone responsable des crises tout en préservant les fonctions cérébrales, avec une précision inégalée. Et je me réjouis que nous disposions d’un set-up particulièrement performant : un bras robotisé (Stealth Autoguide) permettant un positionnement extrêmement précis de la sonde laser, ainsi que la possibilité de réaliser immédiatemment une IRM grâce à l’IRM intra-opératoire. »
Une technologie mini-invasive, guidée en temps réel
Le LITT consiste à insérer, par un orifice d’à peine quelques millimètres, une fine sonde laser dans la lésion à traiter. La chaleur dégagée détruit les tissus malades avec une grande précision. Cette intervention s’effectue sous contrôle IRM afin de visualiser, en temps réel, l’impact du laser et éviter les zones cérébrales saines. « Pour les patients, c’est une révolution », ajoute le Dr Finet. « On remplace une lourde chirurgie ouverte par une technique plus douce, avec moins de complications, moins de douleurs et une récupération beaucoup plus rapide. »
En plus de réduire les risques de complications postopératoires et de raccourcir la durée d’hospitalisation, cette technologie, largement utilisée aux États-Unis depuis plus de dix ans, offre des résultats impressionnants : 50 à 80 % des patients constatent un arrêt des crises à moyen terme.
Place aux cas prioritaires
Aux Cliniques universitaires SaintLuc, les premières utilisations du LITT sont réservées aux cas les plus prioritaires, notamment parmi les patients épileptiques. À terme, cette technologie devrait également bénéficier aux personnes atteintes de tumeurs cérébrales profondes ou de malformations vasculaires complexes. En attendant le remboursement de cette procédure en Belgique, c’est le soutien de la Fondation Saint-Luc qui permet de prendre en charge les coûts liés aux premières interventions, en plus d’avoir financé l’acquisition de l’équipement.
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